vendredi 4 juillet 2014

Vendre son corps pour payer ses études? Discussion avec une étudiante escorte.

Pour beaucoup d'étudiants, études supérieures riment avec fins de mois austères, chambres de bonnes et overdose de pâtes.

La situation actuelle ne permet pas à tous de d'expérimenter des années d’études sereines. Certains préfèrent s’endetter au près de banques ou travailler pendant leur temps libre pour subvenir à leurs besoins pendant ces années. Dans les grandes villes, c'est souvent le logement qui pose problème, notamment à Paris. Il faut compter en moyenne 800€ pour un F1 décent. Ajoutez à cela les charges, la nourriture, les frais scolaires, les frais de santé, l'assurance étudiante, le transport, la téléphonie, une connexion internet et vous avez un budget nécessaire conséquent.

Pour s'en sortir financièrement de plus en plus d'étudiantes se tournent vers l'escorting. L'escorting consiste à proposer un service d'accompagnement qui, généralement, est associé à des services sexuels. Pour écrire cet article je suis entrée en contact avec une étudiante de vingt-deux ans au moyen du forum Doctissimo. Cela fait deux ans que « Jade » pratique l'escorting à Paris. Voici les questions que je lui ai posé et ses réponses:

Ambre - Quand et où as-tu entendu parler d'escorting pour la première fois?
Jade – À la télévision, une émission sur le sujet. C'était en 2010 il me semble.

Ambre – Qu'est ce qui t'a décidé à te lancer?
Jade – C'est simple, les problèmes d'argent. J'étais arrivée à un point critique et je n'en pouvais plus de luter. Je faisais le ménage chez une dame âgée et un handicapé. C'était difficile, fatiguant et je ne gagnais pas grand chose. Mon découvert est devenu conséquent et je me suis sentie coincée.

Ambre – Comment as-tu trouvé ton premier client?
Jade – Un site de rencontre. Il m'avait contacté auparavant en m'expliquant qu'il cherchait une étudiante pour une relation suivie. Il proposait 100€ pour l'heure. Après avoir hésité, je l'ai contacté.

Ambre – Comment c'est déroulée ta première fois en tant qu'escorte?
Jade – J'avais lu sur un forum qu'il fallait rencontrer le client avant toute chose dans un café par sécurité. C'est ce que j'ai fait. Il a choisi le lieu de rendez-vous et l'heure. J'étais assez anxieuse avant la rencontre. Je lui avais envoyé quelques photos auparavant et décrit les vêtements que je portais par message le jour de la rencontre. Il devait avoir une quarantaine d'années et il avait l'air un peu simplet. On c'est rendu dans un petit hôtel après le café. J'avais honte, l'impression que toutes les personnes dans le hall savaient ce que nous venions faire. Tout c'est passé assez vite dans la chambre. Il m'a donné les deux billets de cinquante au début puis ce qui devait se passer c'est passé. Après l'acte il c'est rhabillé, m'a remercié et il a quitté la chambre. Moi je suis restée un moment, j'ai pris une douche et j'ai pleuré. En rentrant chez moi j'ai décidé d'écrire ce qui venait d'arriver. Ce que j'avais fait. Ça m'a beaucoup soulagé.

Ambre – Tu as recommencé juste après?
Jade – Non. J'ai eu du mal à trouver un nouveau client et le premier ne m'a pas recontacté avant deux mois. Il ne recherchait pas vraiment une relation suivie en fin de compte. J'ai commencé à utiliser des sites d'escorting pour les filles comme moi, ne faisant pas partie d'un réseau. C'était plus simple mais j'ai du poser comme modèle pour avoir des photos à présenter sur le site. Je suis timide à la base, alors ce fut assez difficile de poser dans des positions sexy avec des vêtements très légers. J'ai choisi de rencontrer un nouveau client un mois environ après le premier.

Ambre – Combien de clients as-tu eu depuis que tu as commencé?
Jade – Je ne suis pas sure. Je ne garde pas de liste. J'en ai trois réguliers que je vois deux ou trois fois par mois. Mais en tout c'est assez difficile à dire. Après deux années à faire cette activité et je dois avouer qu'il y en a eu beaucoup de différents. J'ai un peu honte en disant ça mais c'est la vérité.

Ambre – Comment se forme t-on à l'activité d'escorte?
Jade – On se forme seule sur le tas je suppose. Il n'y a pas d'école d'escorting alors on fait comme on peut. Évidemment avoir des rapports et des rencontres nombreuses permet de se faire la main mais il y a aussi la pornographie, il faut se l'avouer. Ça donne des idées.

Ambre – Quel est ton tarif actuel?
Jade – Cela dépend. Pour une heure c'est entre 150 et 250 euros. Pour les clients qui demandent des choses particulières c'est plus évidemment. Si il n'y a pas d'acte sexuel c'est moins.

Ambre – On ne te contacte pas seulement pour des actes sexuels?
Jade – Non, parfois c'est pour aller quelque part. Un restaurant ou un bar. Il y a aussi des fétichistes. Je n'en ai connu que deux. L'un voulait me lécher les pieds pendant trente minutes et l'autre ne faisait que me regarder en lingerie.

Ambre – Psychologiquement comment te sens-tu?
Jade – Il y a des hauts et des bas. La plupart du temps je vais bien. Sans les problèmes d'argent je me sens plus légère et moins frustrée. Parfois je dois avouer que j'ai du mal à me regarder en face. J'ai eu des rencontres désagréables qui m'ont laissé chamboulée et plus fragile. Dans ces moments là je fais toujours une pause.

Ambre – Tu as eu des rencontres « désagréables »? Peux-tu être plus précise?
Jade – Oui. Cela arrive malheureusement. Un client c'est montré violent une fois. J'ai pensé à arrêter et j'ai fait une longue pause. Mais comme toujours j'ai repris mon activité par soucis d'argent.

Ambre – Qu'en est t-il de ta vie sentimentale?
Jade – Je ne tiens pas a avoir quelqu'un dans ma vie pour le moment. Mon activité fait que je ne me sens pas prête à me laissé aller émotionnellement avec un homme. Cette barrière que j'ai entre mes clients et moi, je l'ai aussi dans ma vie de tous les jours maintenant. Je n'imagine pas trouvé un compagnon qui accepte mon activité de toute façon. Peut-être plus tard quand j'aurai arrêté.

Ambre – Y a t-il des personnes dans ton entourage au courant?
Jade – Non. Mes parents seraient totalement détruits en apprenant ce que je fais. Je ne veux pas non plus en parler à mes amis, j'ai peur de leur jugement et de leur réaction. C'est mon choix, mon fardeau et je préfère le garder pour moi.

Ambre – Es-tu en contact avec d'autres escortes?
Jade – Oui. Je me suis faite deux amies qui comme moi sont étudiantes et ont choisi de faire cette activité pour payer leurs études. On se réconforte, on se comprend et on s'entraide.

Ambre – Comptes-tu arrêter?
Jade – J'aimerai tellement mais pour le moment je ne peux pas. J'ai besoin de cet argent. Pour la première fois de ma vie j'arrive à mettre des sous de coté et je vis décemment. Lorsque mes études seront terminées, que je serai diplômée et que j'aurai un métier, j’arrêterai.

Ambre – Puis-je te demander ce que tu gagnes en un mois?
Jade – Cela dépend du nombre de clients au cours du mois. Mais en général ça tourne autour de 2000 – 2500 euros.

Ambre – Comment gères-tu cette argent?
Jade – J'en dépose un peu à la banque. Mais le reste je le garde caché chez moi.

Ambre – As-tu quelque chose à dire aux personnes qui ne cautionnent pas ton activité?
Jade – Je ne suis pas sure. Que puis-je dire? Je me fiche de ce que des inconnus pensent en fait. Pour moi mon activité est une question de nécessité. Sur les forums d'escorting je lis souvent que tout le monde à le choix. C'est faux. C'est souvent des clients qui écrivent ces choses. Les escortes savent bien que cela demande beaucoup de pression pour se lancer dans une telle activité. On cogite beaucoup, rien que sur la question de la sécurité qui revient toujours. Parfois on doit faire ce qu'il faut pour survivre, c'est tout. Si vous avez la chance de ne pas avoir à faire ce genre de choses tant mieux pour vous mais ne jugez pas ceux qui n'ont pas cette chance. Ça ne veut pas dire que je conseillerai à d'autres étudiantes dans ma situation de faire mon activité, juste que je ne les jugerai pas si elles se laissaient tenter.

Jade a le lien de l'article. Vous pouvez donc laisser un commentaire qui lui est personnellement destiné si vous le voulez. ( questions, avis... ) Elle y répondra. Tous les commentaires insultant seront supprimés.

Ambre

samedi 28 juin 2014

Yahoo ou le repère des racistes frustrés.

Ça fait un moment que je passe sur Yahoo quotidiennement pour suivre un peu les actualités puisque je ne regarde plus la télé depuis déjà cinq ans. C'est fou comme le temps passe vite. Mais bon, depuis que je suis à Oslo je dois avouer que c'est le seul site où je prends le temps de lire les commentaires de mes compatriotes. Depuis quelques temps, j'ai l'impression que les commentaires racistes ou haineux se multiplient et du coup, j'ai décidé pendant une heure de regrouper tous les commentaires significatifs que je trouvais sur le site. Au début, j'imaginais ne pas en avoir assez pour écrire mon article mais je me trompais il semble.

Quelques mots clés :
1) Boukak → (Vulgaire) Arabe ou Noir. [ Synonyme : Bougnoule ]
2) Cpf → Chance pour la France,  expression ironique utilisée par les internautes d’extrême-droite pour désigner les immigrés ou les Français issus de l’immigration.
3) Français de papiers → Français issus de l'immigration. ( Quelqu'un comme moi. )



En lisant ce genre de choses on peut se questionner sur l'avenir. Moi ça me donne surtout envie d'apprendre à utiliser un 9mm au cas ou une guerre civile éclate en France. ( Je plaisante … enfin je crois. ) Mais soyons sérieux un instant et essayons d'être plus futés que les auteurs des commentaires postés plus haut. Ce qu'il faut retenir de ces commentaires pour commencer :

Les Français de « souche » sont plus importants que les Français « de papiers » qui sont eux-même plus important que les immigrants qui sont eux-même un chouïa plus tolérable que les immigrants sans papiers. Vous me suivez toujours ?

Les Français de « souche » sont tous des saints qui se font régulièrement agressés par des musulmans, des noirs ou cambriolés par des Roms.

Les Français de « papiers » profitent du système et amassent des fortunes grâce aux aides de l'état Français. Un bon Français de « papiers » payent des impôts, trime toute la journée et ne se plaint jamais. Si il se plaint il ferait mieux de retourner dans son pays « d'origine » car même si il est né en France, la France n'est pas vraiment son pays.

Les quartiers dits sensibles sont violents par ce qu'ils sont remplis de Français de « papiers » et d'immigrants. Oui, le problème n'est pas la misère économique et le manque d'éducation. Ils portent naturellement dans leurs gênes et cultures barbares un goût prononcé pour la violence et la criminalité.

Les journalistes cachent la vérité dès qu'ils ne donnent pas l'origine ou le noms de famille des criminels dans leurs articles faits divers. Oui, c'est obligatoirement un étranger ou un français de papiers qui à fait le coup.

Christiane Taubira, la ministre de la Justice est la cause de tous les problèmes de récidives et des crimes en général par ce qu'elle n'a pas su enfermer les individus louches au cas par cas. N'oublions pas aussi qu'elle n'est pas née en Métropole et a un accent des îles. Elle ne peut être qu'une traîtresse cherchant à faire souffrir les français de souche, protéger les français de « papiers » et les immigrants qui se détournent du droit chemin.

Il faut voter Marine Le Pen aux présidentielles par ce qu'elle mettra dehors tous les étrangers.

Soyons sérieux quelques minutes après cet amas d'absurdités. Quand je pense à tous ces commentaires et les personnes qui les écrivent je me pose une question. Pense t-il réellement qu'ils sont les seuls à être mécontents et avec des prétentions? Ça me fait penser à un dialogue dans Game of Thrones où Cersei Lannister a cette conversation très intense avec Ned Stark:
Eddard Stark - […] Go as far away as you can with as many men as you can, because wherever you go, Robert's wrath will follow you. ( Allez aussi loin que vous le pouvez avec autant d'hommes que vous le pouvez car où que vous alliez, la colère de Robert vous suivra. )
Cersei Lannister -  And what of my wrath, Lord Stark? ( Que faites-vous de ma colère, Lord Stark ? ) 

Lorsqu'on est révolté il semble qu'on a tendance à sous estimer « l'adversaire ». C'est une erreur terriblement dangereuse. J'ai découvert la série North and South il y a peu et c'est très intéressant de voir la manière dont la guerre civile américaine est un parfait exemple de ce type de raisonnements. À force d'imaginer que nos prétentions sont les plus justes, que nous sommes les plus légitimes on fini vaincu surtout quand nos exigences sont immorales, injustes et néfastes pour un grand nombre.

Beaucoup pense qu'on ne peut vaincre le mal que par le mal. Est-ce que cela veut dire que les immigrés et les français issus de l'immigration se doivent d'avoir ce genre de remarques consternantes? Évidemment que non. Il est de coutume avant une guerre et pendant celle-ci de dépeindre ses « ennemis » comme des monstres et c'est abject notamment dans les commentaires plus haut. À nous de ne pas nous laissé duper par cette bassesse d'esprits malades. Oui, l'ignorance mêlée à la malhonnêteté ne peut être qu'une maladie de l'entendement humain et on ne la soigne que par l'éducation mêlée à l’honnêteté. J'en suis convaincue.

Moi je ne sais qu’une seule chose et c'est qu'une société qui ne combat pas le mal le favorise ou pire encore, en devient la complice. Au cours de l'Histoire, le mal a toujours eu besoin de l'inaction de la majorité pour triompher. Malheureusement, souvent on ne croit le mal que quand il est en place et installé. Mais sachez-le, je crois aussi que c'est le bien qui détruit le mal et non pas la violence. Nous aurons toujours le choix. Celui de rester dans l'obscurité ou celui d'ouvrir les fenêtres et de laissé entrer la lumière. La lumière c'est la discussion, mais le but de la discussion ne doit pas être la victoire de l'un mais bel et bien une transformation incontestablement constructive pour les deux partis.

Ambre

vendredi 27 juin 2014

Une guerre civile en France ou la déchéance d'une nation.

On parle beaucoup d'une possible guerre civile en France dans les journaux et sur internet en ce moment. Aux personnes qui y croient, qui y pensent et qui parfois la désirent voici ce que j'ai à répondre.

La guerre est et a toujours été la dégradation du genre humain. C'est Kennedy qui disait que l'humanité devait mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettrait un terme à l'humanité. Il avait raison car la guerre n'est autre que la consécration de l'homicide. Si vraiment certains la désirent, la supposent utile ou même nécessaire, c'est qu'ils manquent d'intelligence car l'intelligence répugne la guerre et la répugnera toujours. Penser à la guerre c'est facile, la faire c'est autre chose.

Ces milices étudiantes du groupe d’extrême Bloc-Identitaire qui se baladaient dans le métro parisien ( ainsi qu'à Lille et Lyon ) soit-disant pour protéger les Français de la racaille n'est qu'un commencement. Bientôt il y aura des professionnels qui les accompagneront et ils seront peut-être armés qui sait. Est-ce vraiment ce que nous voulons? Des civils lambda faisant leur loi moi ça m’inquiète.

La seule chose que l'on devrait être entrain de faire c'est de craindre la guerre comme on craint tous la mort. Ce genre d'actions empestent l'avant-guerre et il serait peut être temps de s'en indigner. La guerre en elle-même a toujours été là pour dénouer des situations compliquées sans chercher des solutions tous aussi complexes. C'est beaucoup plus simple de mettre un coup de tête à quelqu'un que d'avoir une discussion approfondie avec lui. C'est plus simple de battre et tuer des criminels que de les réhabilités.

Il n'y a aucune gloire à chercher dans la guerre et à faire la guerre, seulement la destruction, la peur, des blessés, des morts, des orphelins et des veuves. Le pire dans tout cela est sûrement que la guerre reste avant tout un mal créé par les hommes pour détruire d'autres hommes. Ne l'oublions jamais. Et puis soyons logique un moment, on sait tous que la guerre ne sert jamais ceux que l'on croit. Comme dit Alfred Capus dans son livre La Bourse ou la vie : « On est volé à la Bourse comme on est tué à la guerre, par des gens qu’on ne voit pas. » Se sont les plus pauvres et les plus en détresse qui en souffriront le plus comme toujours. De même, se sont les plus riches et les plus fourbes qui en sortiront indemnes. Je sais bien que n'importe qu'elle abomination peut trouver des défenseurs mais ça ne changera jamais sa nature même d'abomination. Avant de parler de guerre il faut se demander si on est prêt à payer le prix et à faire tous les sacrifices que celle-ci imposera.

Je ne suis pas patriote et je ne le serai jamais car je sais que dans tout patriotisme il y a la guerre. Guerre va toujours de paire avec les défilés patriotiques, les défilés patriotiques vont toujours de paire avec la guerre. C'est un fait. Pour tout ceux qui se qualifient de patriotes, qui citent et en appellent à Charles de Gaulle je leur conseille de lire ou relire ses mémoires car jamais un personnage tel que lui aurai osé écrire ou penser des choses aussi viles. Le patriotisme ce n'est qu'une chose, la conviction que votre pays est le meilleur car c'est le votre. Oui, cela semble très idiot dit comme ça mais la nature même du patriotisme le rend bête voir dangereux et il faut le savoir. Mais il y a pire que le patriotisme, il y a le nationalisme.

Le nationalisme c'est cette haine caractéristique des autres qui devient nécessaire pour aimer les siens. Le nationalisme commence toujours avec le patriotisme et les deux mènent à la guerre. C'est ce que je crois. Il est temps que certains examinent sérieusement l'Histoire de France et du Monde pour le comprendre, l'accepter et l'intérioriser. J'aime la France, je suis fière d'être française mais je suis plus fière encore d'être européenne et un peu plus d'être terrienne. Je désire encore moins faire la guerre aux Français avec des idées dissemblables aux miennes, qu'aux Russes ou qu'au Nord-Coréens. Mon dévouement à la France se limite au dévouement de la France elle-même au bien être et au bonheur d'autrui.

Ambre

Mentir à un enfant, preuve d'amour ou erreur?

Aujourd'hui mon petit frère m'a appelé en larmes et très abattu. Cela m'a donné envie d'écrire un petit article « émotion » ou « sentimental ». Un enfant à son école lui « a mis un ballon dans la figure sans raison » pour le citer. Mon frère a toujours été choqué par la violence de certains de ses camarades en grande partie par ce qu'il a été élevé dans un esprit de non violence total avec ma mère et moi. ( surtout moi ) Mais du coup, il était assez secoué et malheureux. Comme d'habitude, les adultes qui été présents n'ont pas fait grand chose. La seule fois où un réel changement est apparu chez un élève désagréable à l'école de mon frère est survenu après mon explication à la mère de la petite brute que j'allais lui faire un procès.

Mais revenons à mon frère, il n'y avait pas que cette histoire de ballon. Il m'a avoué que les autres enfants de sa classe l'insultaient d'idiot depuis qu'il avait raconté avoir vu un « vrai dragon » à Disneyland. Il était si triste et me répétait que personne ne voulait le croire. Je lui ai répondu que moi je le croyais, comme je le croyais quand il me disait que le Père Noël existe.

Oui, j'ai menti et je mens souvent à mon frère dans ce genre de situations. ( Ne me regardez pas comme ça è_é. ) Pendant la période de Noël, je me souviens avoir répondu à un article qui parlait de ça justement. Nous étions beaucoup à penser qu'il fallait garder les jeunes enfants dans ce monde plein de magie. Car oui, je fais partie des gens qui se réveillent au milieu de la nuit pour déposer les cadeaux sous le sapin en cachette. Mon commentaire avait été beaucoup commenté et un internaute en particulier avait trouvé ma démarche abominable.

Mais voici ce que je pense vraiment. De mon point de vue, la vie est un sacré bourbier. Enfant, évidemment je ne m'en rendais pas compte et je n'imaginais pas ce qui m'attendais. Mais je dois avouer que ces années d'insouciance ont sûrement été les plus agréables de ma vie en grande partie par ce que j'ai pu comprendre comment notre société marchait progressivement. Ce fut pareil pour ce qui est du vrai et du faux. On fini tous par apprendre et accepter que le Père Noël n'existe pas et que la petite souris n'est autre qu'une personne généreuse de notre famille. C'est comme ça. Je ne me vois pas m’asseoir à une table avec mon frère pour lui expliquer que le Père Noël est un personnage fictif, que je suis celle qui lui a acheté sa WII U et ses jeux.

Cette petite lumière qu'il a dans les yeux quand il découvre ses cadeaux, cette joie qu'il laisse échapper et cette émerveillement constant durant la période des fêtes qui ne le quitte pas me fait moi-même retomber en enfance. J'aime cette implication qu'il a dans la décoration du sapin qu'il veut toujours parfait pour éblouir le Père Noël ainsi que le verre de lait et les cookies qu'il laisse près du sapin pour le remercier de sa générosité. ( Oui, j'engloutis le tout moi-même. )

Évidemment que je comprends que certaines personnes ne soient pas d'accord avec cette pratique. Bien entendu que dire la vérité est toujours la chose « morale » ( merci Kant ) à faire mais je pars du principe qu'une petite entorse à la règle ne fait pas de mal tant quelle part d'un bon sentiment et que le résultat est positif notamment quand il s’agit d'enfant. Qu'en pensez-vous ?

Ambre

jeudi 26 juin 2014

Les tchats de rencontres, un cauchemar virtuel.

Il y a des moments comme ça où j'ai envie d'essayer de nouvelles choses. Oui, cela m'arrive de temps en temps. Pendant un court laps de temps j'ai eu envie de tenter les discussions en ligne pour savoir si la communauté du net est aussi effrayante qu'on le raconte. Je dois avouer que cela a dépassé mes préjugés. Il vaut mieux que je laisse parler les screenshots. La plupart de ces screenshots ont été pris le même jour et le reste, le lendemain sur le même site. Oui, ensuite j'ai perdu toute foi en l'humanité, laissé tomber cette expérience plus frustrante et désolante qu'enrichissante. Je vous préviens certains messages sont très limites voir totalement déplacés. Je vous épargne les plus effrayants tout de même. ( J'ai retiré les photos de mes interlocuteurs, faudrait pas qu'on me fasse un procès è_é )













SEXISME, BÊTISE, RACISME, PERVERSITÉ, ENNUI →

Voilà ce que je retiens de mes discussions en ligne avec des inconnus. Malheureusement, je ne peux pas vous dire que j'ai rencontré une personne intéressante ou sympathique depuis le début de mon aventure virtuelle. Homme comme femme ( en général des hommes qui se font passer pour des femmes, allez savoir pourquoi ) la plupart des personnes avec qui j'ai discuté ne recherchaient qu'une chose : un rapport sexuel dans un futur proche ou des jeux pervers.

On m'a souvent dit que les tchats et les sites de rencontres n'étaient qu'un regroupement de pervers et frustrés en tout genre. Est-ce vrai en fin de compte ? Je ne sais pas.

Mais ce n'est pas tout. Depuis que j'ai eu la possibilité de vivre en Scandinavie, je me rends véritablement compte du sexisme ambiant en France. La manière dont les hommes nous parlent, dont ils nous traitent, cette différenciation obligatoire presque logique que tout le monde fait. On le ressent très vite dans les discussions en ligne. Tous ces types qui me contactent n'ont que faire de ce que je désire. Ils se fichent de savoir si eux me plaisent ou non et si j'ai envie de discuter avec eux. Par contre, si eux sont intéressés par moi et je refuse de discuter avec eux, refuse de faire ce qu'ils demandent ( envoyer une photo, montrer une partie de mon corps, leur donner mon numéro de téléphone ), les insultes ainsi que les accusations en tout genre fusent : « Tu n'es qu'une sale fake ( personne utilisant la photo d'une autre personne sur internet ), tu dois être un sale pédé, chienne, je te baise, de toute manière tu ne peut être bonne qu'à sucer » … Bref, rien de très agréable à lire.

Le positif dans tout cela c'est que le tout est virtuel, on ne voit pas la personne et on ne l'entend pas. J'ai eu de mauvaises expériences dans la rue à Paris où de drôles types souvent pas très polis devenaient désagréables dès que j'exprimais un refus. C'est un peu la même chose sauf qu'on peut bloquer la personne en ligne ce qui est plus difficile en vrai.

Ambre

mercredi 25 juin 2014

Liste « pour un meilleur futur ».

Histoire de ne rien oublier, voici une petite liste de ce que je désire ou rêve d'effectuer.

CE QUE J'AIMERAI FAIRE :
- Perdre du poids et devenir physiquement plus forte.

- Donner des cours à des enfants.
- Faire du bénévolat.

- Visiter des refuges pour animaux.

- Me remettre à l'Italien.
- Continuer à m'améliorer en Norvégien.
- Apprendre l'Hébreu.
- Apprendre le Mandarin.
- Apprendre le Russe.
- M'éduquer.
- Lire 7 livres en 7 jours.

- Changer de coupe de cheveux.
- Tenter les faux ongles.
- Tenter les faux cils.

- Pique-niquer près d'un lac.

- Discuter avec un avocat.
- Prendre des cours de tir.
- Prendre des cours d'un sport de combat sympathique.

- Publier un livre.
CE QUE J'AIMERAI POSSÉDER :
- Un set d’haltères. [X]
- Un step. [X]
- Une balle de gymnastique.[X]

- Un nouveau reflex avec vidéo HD.

- Un clavier pour continuer mes cours de piano.
- Un violon pour pratiquer cet instrument.
- Un nouveau micro de chant.

- De nouvelles lentilles.

Ambre

Programme alimentaire.

Dans ma liste « pour un meilleur futur », j'ai noté que je voulais perdre du poids. Pour ce faire j'ai mis au point un programme sportif et un programme alimentaire pour y arriver. Je compte utiliser le blog comme support pour garder une trace de mes progrès.

Mais voici donc mon programme alimentaire qui est basé sur deux phases distinctes.

LA PREMIÈRE SEMAINE:

LE MATIN :
1) Deux œufs durs.
2) Un litre d'eau.

SNACK :
1) Salade composée d'un demi avocat, de salade iceberg, lardons, jus de citron et huile d'olive.

L'APRÈS-MIDI :
1) Un steak
2) Une salade de bébés épinards avec jus de citron et huile d'olive.
3) un litre d'eau

SNACK :
Un demi avocat accompagné de salade iceberg, lardons, jus de citron et huile d'olive.

LE SOIR :
1) Un steak
2) Une salade de bébé épinards avec jus de citron et huile d'olive.
3) un litre d'eau

LA SECONDE SEMAINE ( Basée sur l’incorporation de smoothies de légumes ) :

LE MATIN :
1) 2 œufs durs
2) un litre d'eau

SNACK :
1) Smoothie ( Un demi concombre, un morceau de choux-fleur, un morceau de gingembre, un demi citron, un demi avocat, du persil frais. )
- un litre d'eau

L'APRÈS-MIDI :
1) Deux escalopes de poulet.
2) Un litre d'eau.

SNACK :
1) Smoothie ( Un demi concombre, un morceau de choux-fleur, un morceau de gingembre, un demi citron, un demi avocat, du persil frais. )
2) Un litre d'eau.

LE SOIR :
1) Deux œufs durs.
2) Un litre d'eau.

Ambre

mardi 24 juin 2014

Admission Postbac, admission poubelle.

Article

Nous sommes le 24 Juin 2014 et aujourd'hui fut un triste jour pour la pauvre étudiante paumée que je suis devenue. Certains me diront, voilà ce qui arrive quand on prend deux années sabbatiques. On se retrouve sur le bord de la route, sous la pluie et sans chaussures. Oui, c'est tout à fait ce que j'ai ressenti quand j'ai pu lire à chaque nouveau vœu : « REFUSÉE ». Il ne manquait plus qu'une typographie rougeâtre pour bien briser le peu d'espoir et d'ego qu'il me restait encore. Après avoir pleuré un bon coup je me suis décidée à chercher un peu de lumière dans cette avalanche de « On ne veut pas de toi Ambre, reste en Norvège avec tes élans ! ». Le voilà qui m'attendait, mon unique vœu avec une réponse positive. Je suis restée à le fixer quelques minutes tant je n'y croyais plus : « Licence 1 - Philosophie - Philosophie » ( Oui, Philosophe x2 ça la rend sûrement plus concrète. À moins que... ça ne soit un bug ).

J'ai eu besoin d'environ une heure pour me rappeler pourquoi j'avais pu choisir de mettre une licence en PHILOSOPHIE en cinquième vœux. Mon raisonnement avait été assez simple. Ma deuxième moi qui aime me donner des conseils bancals m'avait dit : « Tu auras sûrement ton second vœu ou sinon ton troisième vœu. Si vraiment ça ne va pas, le quatrième te sauvera ». Ambre II c'était bien gourée, la sotte ! Il semble que la destinée en ai décidé différemment. Un jeu du sort, une leçon de vie peut être envoyée pour me remettre à ma place. À moi d'accepter que je commence à me faire vielle, vingt-ans déjà et il faut laisser la place aux bacheliers de l'année. Passer par la porte du fond, m'asseoir dans la poussière et me contenter de ce que l'on me donne. C'est la vie et les règles du jeu, je respecte ça.

Mais il faut que je vous le dise, cette situation et cette expérience m'ont poussé à me questionner. Est-ce vraiment si mal que ça de ne pas savoir ce que l'on veut faire à dix-sept ou dix-huit ans ? Est-ce handicapant de prendre deux années de sa vie pour se questionner sur sa personne, ses désirs et ses buts ? Est-ce que cela fait de moi une faignante ou une personne moins méritante à l'accès à l'éducation supérieure ? Suis-je vraiment à punir parce que je ne veux pas me tromper et suivre un cursus qui me mènera dans une impasse ? J'ai eu mon BAC avec mention, j'ai même eu 20/20 à mon écrit d'arts plastiques ( Ah ben oui, c'était quand même 4h dans une salle à disserter sur Ron Mueck. ) mais ça ne compte plus après deux années hors circuit supérieur si je comprends bien.

C'est vrai que j'ai eu 15/20 en Philosophie au BAC et c'est peut-être logique d'être prise dans cette formation mais ce n'était pas mon premier vœu, pas mon second, pas mon troisième, pas mon quatrième mais mon cinquième. Ça fait beaucoup de vœu passés aux oubliettes ou presque. On a tous des goûts, des envies et des besoins spécifiques. Un raisonnement abouti, une réelle interrogation personnelle peut nous aiguiller sur ce que l'on veut et ce qui peut nous aider à nous épanouir. Je veux croire que mes trois premiers vœux étaient ceux qui m'y auraient aidé le plus. Mais non, je vais devoir suivre le cinquième cursus de ma liste parce que je n'ai pas le choix, qu'on me l'impose par manque de place ailleurs. Ça ne me semble pas juste. La vie n'est pas juste, ça je l'ai compris il y a bien longtemps mais je ne sais pas, jusqu'à ce que les résultats apparaissent sur mon écran j'avais l'espoir d'avoir une chance de faire le bon choix finalement et de faire ce qu'il fallait pour m'en sortir et être heureuse.

Ma vie en tant que jeune étudiante en double licence avait été misérable. Je n'étais pas prête, pas bien dans ma tête comme on dit, pas heureuse et pour dire vrai j'étais au fond du trou depuis assez longtemps. Ça n'avait aucun lien avec la double licence en elle-même au début. Les années lycée avaient laissé leur marque en moi et notamment dans l'idée que je me faisais de moi-même. Pendant trop longtemps je m'étais sentie faible, inutile, différente et évidemment repoussante avec tout ça. Le manque de sommeil, le stress, les problèmes quotidiens que la vie universitaire avait apporté m'avaient presque rendus folle et je ne savais pas ce que je voulais, ce que j'allais devenir et encore moins ce que je voulais devenir. Tout le monde me disait que j'étais à présent une adulte mais je n'avais pas l'impression d'avoir été préparée à ce changement.

La plupart du temps, je me sentais seule et abandonnée, sans personne à qui me confier et sans personne pour me comprendre. Tous les gens autour de moi semblaient vivre cette nouvelle vie tellement mieux que moi et tout le monde semblait plus heureux que je ne l'étais. J'avais très vite déchanter au cours de mes premiers mois de double licence et au bout du compte j'avais fini par accepter que je m'étais trompée d'orientation. Voila, c'était dit, intériorisé et ça me frustrer plus que toutes les choses négatives que j'avais expérimenter auparavant. Lorsque les idées noires ont commencé à me submerger et à me hanter chaque semaine un peu plus, j'ai compris que je devais arrêter de me mentir et me soigner. De mon coté il n'y a aucun regret lorsque je pense à ces deux années, elles étaient sûrement les plus idylliques que je connaîtrais dans ma vie.

Enfin bon, nous verrons bien ce qui m'arrive dans un futur proche. Ils disent qu'il faut être positive dans la vie. On met de coté l'amertume et on pense positif.

Ambre